SYST-A

Pour une société juste, équitable et respectueuse du vivant

Charte

🎯 Syst-A

Syst comme le système que l'association dénonce sous l'angle systémique qu'elle souhaite adopter

- un trait d'union, comme la place à laquelle souhaite être l'association. Lutter contre l'individualisme, en unifiant les personnes et leurs causes

A, parce qu'il n'y a pas de planète B, il faut faire avec le plan A

S[i]sta, comme la sororité, l'adelphité, l'union !

S[i]stas, comme ses membres fondatrices

🔑 Principes fondamentaux

  • Nous croyons que :

  • Le monde fonctionne selon des systèmes interconnectés — économique, politique, technologique, écologique, social — et lutter partiellement contre eux ne constitue pas une solution systémique
  • Agir sur une seule cause (l'impact des écrans sur la cognition, l'empreinte carbone, ...) est insuffisant — il faut comprendre et agir sur les structures profondes qui les génèrent
  • La justice ne peut être réalisée qu’en dénonçant et en transformant ces systèmes. Les ignorer ne suffit plus.
  • Le numérique n’est pas neutre — il est un instrument d’extractivisme et d'esclavagisme moderne, de surveillance, d'influence, d’hypnose cognitive, et de dégradation environnementale
  • Nous défendons un monde où la dignité humaine, l’équité, la santé, la biodiversité et la liberté sont au cœur de toutes les décisions

🌍 Objectif

Dénoncer et transformer les structures systémiques injustes, en particulier celles liées au capitalisme extractiviste, à la technologie dominante, et à la négligence environnementale, par des actions concrètes et en partenariat avec des acteurs et actrices engagé·es.

⚖️ Approche éthique

Nous sommes guidées par nos valeurs et collaborons avec des partenaires qui partagent notre vision et approche.

L'association est engagée dans la vision d'un monde plus juste, et combat la violence et la colère par l'apaisement et l'humour.

💼 Mode de fonctionnement

  • Syst-A fédère associations, entreprises, collectivités et citoyens par la mise en œuvre de projets communs, voués à être pérénnisés par l'ancrage territorial des acteurs et actrices de chaque projet
  • Réalisatrice de projets, l’association constitue un cadre de gestion et de coordination entre les organisations partenaires pour amorcer les projets pérennes et/ou construire ensemble les projets évènementiels
  • Les Fondatrices, qui disposent d'un statut d'indépendantes, pourront facturer l'association pour leurs prestations au cours des projets
  • Les décisions sont prises à la majorité absolue. Si elle n'est pas atteinte, une médiation par un partenaire de confiance sera sollicitée

🧭 Actions prioritaires

  • Accompagnement de projets d’intérêt général dans les territoires
  • Dénonciation publique de toute position et action contre la justice sociale et environnementale
  • Création de ressources pour les structures partenaires
  • Sensibilisation et formation

🚫 Ce que nous dénonçons

  • Toute action qui profite uniquement à quelques-uns au détriment du vivant ou des plus vulnérables
  • Toute forme de neutralité face à l’injustice

—  Notre vision systémique

Nous ne dénonçons pas seulement les effets — nous attaquons les causes profondes de l'Androcène.

L'association possède une expertise concernant les coûts du numérique tout au long de son cycle de vie. Elle souhaite montrer que cette industrie ne peut être considérée comme une partie d'un problème plus global, mais comme la face immergée d'un iceberg impossible à éviter.

Unissons-nous pour faire bouger les lignes. Agissons ensemble !

Pourquoi Syst-A est-elle née ?

Syst-A est le fruit d'une année 2025 dramatique, à de nombreux points de vue. En cherchant comment transcender les drames, ses Fondatrices se sont accordées sur la seule réponse possible : l'Union !

2025 c'est :

  • Le retour de Trump à la maison Blanche, et tout ce que ça implique dans les relations internationales
    • Des ambitions sur chaque terre qui peut se miner (drill, baby drill !)
    • Une Europe à sa botte, avec Ursua Van der Leyen qui signe les accords douaniers sans rechigner
    • Le projet Omnibus qui vient détricoter l’ambitieux projet de CS3D, alors même que les entreprises prenaient leurs dispositions
  • Le conflit des minerais de sang en République Démocratique du Congo s'est cruellement intensifié, notamment à cause d'un accord commercial signé par l'UE avec le Rwanda en février 2024. Alors même que le Rwanda est dénoncé pour financer en partie les rebelles du M23
  • Et pour rester sur les conflits armés,
    • Il y a ceux dont on parle :
      • Le génocide des palestinien·nes dans le confit qui oppose Israël au Hamas perdure inlassablement
      • La Russie qui démontre chaque semaine qu'elle n'est pas prête à négocier
    • Et ceux dont on parle moins :
  • Sur le plan politique
    • Le climat français se passe de commentaires
    • Des élections qui placent l'extrême-droite en tête un peu partout dans le monde, avec une terrible illustration en fin d'année au Chili, où les nostalgiques de Pinochet seront servi·es
  • L'hégémonie numérique et technologique, dont le besoin en ressources génère tant de conflits, n'est jamais remise en question. Par exemple :
    • la problématique des ressources minières dans l'accord du Mercosur est systématiquement passée sous silence
    • En acceptant de déléguer la pensée à l'IA, on cultive l'idiocratie programmée
  • Enfin, comme évoqué avec le projet Omnibus, un grand recul des décideurs quant aux préoccupations environnementales au niveau mondial, avec comme chef d'orchestre le président américain

Et la liste pourrait continuer...

MAIS !

Le monde est en mouvement. Bientôt l'espèce des défenseurs du capitalisme et de l'androcène sera éteinte. Elle s'agite devant cette menace, mais sait au fond que nous sommes dans une période charnière.
Plus personne n'a besoin d'être convaincu de l'impact de l'activité humaine sur le dérèglement climatique. Mais certains préfèrent encore se voiler la face.

Nous défendons ardemment la préservation de la biodiversité. Pourtant, nous espérons bien voir la fin de l'ère des (énergies) fossiles du XXe siècle ;)

Les S[i]stAs

Vaite et Oriane se connaissent depuis 20 ans.

Au cours de ces années, leurs interrogations systémiques se sont toujours fait écho, ce qui n'a eu de cesse de les rapprocher.

À leur rencontre, Vaite était déjà féministe convaincue et informée ; Oriane écologiste pas assez informée, puisque plutôt technophile. Au fil du temps, la compréhension des interconnexions de leur sujet de prédilection — constamment remis en question pour mieux les appréhender dans leur globalité — s'est étoffée et affinée, révélant ainsi le lien indéfectible avec les autres enjeux qui leur tiennent à cœur, tels que le respect des droits humains et de la dignité sociale.

La similitude de leur parcours professionnel, notamment dans leur diversité, leur a permis d'observer les dynamiques de pouvoir qui se sont inlassablement exercées au sein des entreprises qu'elles ont connues.

À partir du milieu des années 2010, toutes deux ont évolué à divers postes techniques dans le secteur du numérique (majoritairement système et réseau pour Vaite, réseau et telecom pour Oriane). Elles ont même travaillé pendant 3 ans dans la même entreprise où elles étaient représentantes du personnel, juste avant la pandémie.

De ces expériences, elles ont pu observer que le numérique est utilisé par tout le monde, partout dans le monde. Mais qui en connaît vraiment les rouages ?

Il est pratique, parfois indispensable. Il est omniprésent ! Et pourtant il est toujours perçu comme un secteur. Ce nuage de fumée au dessus de la dématérialisation — qui n'a d'immatériel que le nom — masque ses coûts cachés, favorise l'excès et induit la dépendance, servant ainsi les intérêts économiques d'une poignée de puissants industriels.

Dans chaque projet que Syst-A portera, aussi éloigné soit-il d'une thématique numérique, Oriane et Vaite auront à cœur de partager leurs pratiques avec les équipes projet. Elles expliqueront leurs choix en faisant la lumière sur le cycle de vie complet des produits et services numériques. Les diverses équipes projet pourront ensuite interroger leurs pratiques en ayant une vue d'ensemble et choisir des axes d'amélioration compatibles avec leurs usages.

15/02/2026

Syst-A soutient le projet InfraBasse

En offrant une méthodologie pour atteindre la sobriété des infrastructures numériques, le projet InfraBasse souhaite favoriser l’encapacitation des individus et des organisations en leur redonnant du pouvoir, de la compréhension et de l’autonomie sur leurs propres systèmes d’information, visant ainsi un objectif d'auto-limitation.

Retrouvez les détails sur InfraBasse.fr

Découvrez la la journée évènementielle organisée le 13 mars 2026 à Orléans

Réservez-vite !

22/01/2026

Tribune de l'Inter-Assos

Fin du programme Alt IMPACT Sobriété Numérique de l'ADEME :
Les associations s’unissent !

Pourquoi l’arrêt du programme nous inquiète

Les structures engagées pour le numérique responsable et durable demandent à ce que le secteur du numérique fasse l’objet d’une prise en compte spécifique par les pouvoirs publics.

Le 31 décembre 2025, le programme Alt IMPACT Sobriété Numérique a pris fin :
Nous, structures associatives dédiées à la sobriété et responsabilité numérique, demandons le maintien d'une politique publique ambitieuse sur ce sujet.

Au-delà de la fin d’un dispositif, l’arrêt du programme marque la disparition d’un espace de réflexion collective et de partage d’expériences pour un numérique plus sobre et plus juste.

L'impact de la halte du programme : une rupture de l'action collective

Le programme Alt IMPACT, porté par l’ADEME, le CNRS et l’INRIA, a pour objectif d’accélérer et accompagner la sobriété numérique (y compris structurelle), pour les entreprises, les associations et les collectivités, l'Enseignement Supérieur et la Recherche et plus généralement auprès du grand public.

Mais à l'heure où les investissements dans l'IA sont estimés à 109 milliards d’euros sur les prochaines années, nous nous inquiétons de la disparition d'un programme à moins de 20 millions d'euros répartis sur 3 ans...

Financé par les CEE (Certificats d'Économie d'Énergie), l'arrêt de ce programme verrait s’éteindre des voix qui invitent à réfléchir, qui interrogent un techno-solutionnisme exacerbé.

Le programme Alt IMPACT, plus que du financement, est composé de personnes, qui par leur expertise permet d’accompagner et de suivre le développement de projets porteurs de sens de structures engagées. C'est une équipe qui a su fédérer, unifier autour d'une direction commune, celle de la sobriété numérique, aussi large que puisse être son champ d'applications.

Les travaux de ces agents ADEME, INRIA et CNRS permettent également d’identifier les signaux faibles et risques des outils numériques, analyses indispensables pour faire de la France un acteur à l’avant-garde et compétitif en matière de numérique responsable.

Les projets porteurs de sens menacés par l’arrêt du programme

Grâce à Alt IMPACT, des projets variés et nécessaires ont pu voir le jour, couvrant un spectre aussi vaste qu'indispensable : de la sensibilisation aux droits humains bafoués dans l'industrie du numérique aux référentiels de réduction d’impact environnemental des produits et services, Alt IMPACT outille de manière unique les organisations dans leur stratégie numérique responsable

Au même titre que le transport, les bâtiments, l'agriculture, l'industrie ou encore l'énergie, le secteur du numérique exige une prise en compte spécifique, au regard de ses enjeux propres : souveraineté, complexité des produits et services, explosion de la demande (et des impacts associés), développement non contrôlé de l'IA, vulnérabilités des organisations liés au numériques...

La cohérence des politiques publiques en question

Il s'agit d'un signal fort et négatif envoyé par l'État, alors que les problématiques éthiques et environnementales autour du numérique n'ont jamais été aussi aiguës, et que le projet de SNBC3 intègre pour la première fois un volet dédié à la décarbonation de ce secteur. Les politiques publiques en faveur d'un numérique moins impactant doivent faire l'objet de cohérence et de continuité, ce qui n'est pas le cas sur cette thématique spécifique.

Notre communauté salue le travail déjà réalisé et formule le vœu (c'est d'actualité) du maintien d'un portage politique ambitieux en matière de sobriété numérique.

Signataires

AGIT - Alliance Green IT Association Green IT Boavizta Designers Éthiques Emmaüs Connect La Fresque du Numérique Génération Lumière Halte à l'Obsolescence Programmée INR - Institut du Numérique Responsable NERF - Neuro Environnement Réseau Francophone Point de M.I.R Syst-A TCO Development

13/02/2026

Syst-A était à la Journée de l'Écoconception Numérique

Organisée par Les Designers Éthiques - 3 février 2026, Paris

La journée de l’écoconception a réuni la communauté associative et professionnelle de la sobriété et responsabilité numérique autour de la thématique phare de la journée.

Nous avons pu présenter notre association, son implication dans l’écosystème, et expliquer pourquoi notre ambition est d’élargir notre périmètre d’action.

Comme à leur habitude, les Designers Éthiques ont organisé une journée d’exception, où la convivialité était de mise dès les retrouvailles de la veille. Le public était au rendez-vous et est reparti enthousiaste à l’idée d’appliquer ou développer l’écoconception au sein de leur organisation.

En attendant de pouvoir regarder les conférences de 2026, découvrez celles des années précédentes, sur la chaîne Peertube des Designers Éthiques, l’alternative libre et décentralisée aux plateformes d’hébergement de vidéos les plus connues.

Au cours de cette journée, nous partagions une table avec Pascal du journal Curseurs, un périodique, pour réfléchir la société numérique. Soyez vigilant, le numéro 6 va bientôt sortir !

Nous avons présenté le collectif Inter-Assos dont les Designers Éthiques et nous faisons partie. Ce collectif a rédigé la tribune qui dénonce la fin du programme Alt-Impact (que vous pouvez aussi retrouver sur notre site).

Nous présentions également le jeu Écon[u]m, créé par Anna et Julie.

Le projet InfraBasse, porté par Perrine, Quentin et Oriane sous couvert de l’association DeuxFleurs, a été très bien accueilli.

Ce projet de désescalade numérique que l’on pourrait résumer en parlant d’écoconception d’infrastructures, s’inscrit pleinement dans la thématique de la journée. (Retrouvez notre page dédiée)

La journée a été riche en rencontres, retrouvailles, échanges et s’est conclue aussi chaleureusement qu’elle avait commencé, avec un Tast’It, comme on dit désormais dans le milieu : l’afterwork numérique responsable.